La région pourrait perdre près de 500 travailleurs étrangers temporaires
Le Saguenay–Lac-Saint-Jean pourrait perdre près de 500 travailleurs étrangers temporaires en lien avec les mesures annoncées par Ottawa l'automne dernier. Des employeurs de la région craignent également de perdre des contrats de près de 50 millions de dollars C'est l'un des constats qui ressort d'un sondage mené par l'Union des préfets du Saguenay–Lac-Saint-Jean auprès de 200 entreprises. L'organisation a dévoilé ses résultats jeudi lors d'une conférence de presse regroupant plusieurs élus de la région. Depuis l'automne, les employeurs du Canada sont soumis à de nouvelles restrictions concernant l'embauche de travailleurs étrangers temporaires faiblement rémunérés. Or, l'Union des préfets demande au gouvernement fédéral de faire marche arrière sur ces mesures. En effet, selon l’Institut de la statistique du Québec, il y a 3500 travailleurs étrangers temporaires dans la région. L’Union des préfets, la mairesse de Saguenay et Alliage 02 ont demandé au ministère fédéral de l’Immigration de revenir aux règles qui prévalaient avant le mois de novembre. Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard Le préfet de Maria-Chapdelaine, Luc Simard, est du même avis. De son côté, le directeur général de Proco, Jean-Denis Toupin, déplore l’instabilité que les nouvelles mesures pourraient provoquer. Jean-Denis Toupin est directeur général de Proco, qui est située à Saint-Nazaire. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Julien B. Gauthier Les élus régionaux demandent à Ottawa de mettre en place une clause de droits acquis, ou clause grand-père, afin que les travailleurs étrangers déjà présents puissent rester à l'emploi. Ils souhaitent que les permis de travailleurs étrangers à bas salaire puissent être renouvelés tous les 24 mois et non tous les ans. Québec a annoncé au début du mois de juin que le nombre de permis qui viennent du Programme des travailleurs étrangers temporaires passerait de 72 000 à 65 000 sur quatre ans. Pour sa part, dans une déclaration, Immigration et citoyenneté Canada indique analyser le rapport préparé par l'Union des préfets avec Emploi et développement social Canada.Près de 30 millions $ d'investissements pour les recruter. Ça a coûté des sous pour faire venir ces gens-là sur notre territoire. Ça a coûté des sous pour faire en sorte qu'ils s'intègrent à nos communautés
, indique le président de l'organisation, Louis Ouellet.On a des difficultés au niveau de la foresterie, on a de la difficulté au niveau de l’aluminium. Maintenant, on va se donner des problématiques au niveau des équipementiers?
ajoute-t-il.
C’est l’avenir économique de notre région. Le chiffre de 52 millions $ potentiels en pertes de contrat
, souligne pour sa part la mairesse de Saguenay, Julie Dufour.On a une population très vieillissante. Ces gens-là amènent une nouveauté dans nos milieux.
Il y en a chez nous qui ont eu leurs enfants ici. On a fait venir Mario, sa femme travaille dans un CPE, ses enfants sont nés ici, ils parlent français comme mes enfants. Lui, quand il me le demande, je ne suis pas capable de garantir qu'en janvier, je renouvelle son permis.

Les élus interpellent les gouvernements
La région du Saguenay–Lac-Saint-Jean a besoin de son gouvernement provincial pour militer auprès du gouvernement fédéral pour nos demandes
, mentionne Julie Dufour.Nous avons déjà fait savoir que nous nous concentrerons dans les régions de Montréal et de Laval pour réduire le nombre de travailleurs étrangers temporaires que le Québec contrôle. En ce qui concerne le nombre contrôlé par le fédéral, nous poursuivons nos discussions
, peut-on lire dans une déclaration écrite d'un attaché de presse du cabinet de François Legault, Ewan Sauves.
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